La pratique du travail social et ses effets sont souvent sous-estimés. De nombreux professionnels se plaignent et expriment leur désir de travailler dans un autre domaine. Il est vrai que le travail social est exigeant et « utilisant ». Pourtant, ce qu’il peut vous apporter est incomparable. Voilà pourquoi.
1. Défendre la justice sociale et les droits humains, en actes : Le travail social s’impose comme l’un des derniers bastions face à l’injustice sociale. Dans ce métier, on ne se contente pas de dénoncer : on agit, on accompagne concrètement. La relation d’aide, c’est la possibilité, chaque jour, de bouleverser le quotidien de quelqu’un. Rallumer une étincelle là où tout semblait perdu. Et dans un monde qui cherche du sens, ce rôle n’a pas d’équivalent.
2. Impossible de s’ennuyer, l’imprévu fait partie du décor : Les situations inattendues rythment les journées. Il faut être prêt à relever le défi, à garder la tête froide quand tout vacille. On croise des personnes de tous âges, de tous horizons, parfois venues de très loin. Certains postes offrent un enchaînement de rencontres et de réunions, chaque échange apportant son lot d’enseignements. On ressort de là changé, chaque jour un peu plus.
3. Loin des routines de bureau : Ici, pas question de se fondre dans la monotonie d’un open-space. Le travail social pousse à sortir, à aller vers l’autre, à bâtir des liens là où on ne s’y attend pas. On construit avec les gens, pas seulement pour eux, et cela fait toute la différence. Ce métier n’a rien d’un emploi figé derrière un écran.
4. Se confronter à soi-même, relever des défis qui changent la donne : Les exigences émotionnelles sont réelles. Voir défiler tant de parcours cabossés, devoir garder son calme au cœur de la tempête, ce n’est jamais anodin. Cela épuise parfois, mais c’est aussi une formidable leçon d’humanité. Le réel ici ne se raconte pas, il se vit, de front. Ce face-à-face avec la fragilité humaine forge une expérience sans pareille.
5. Découvrir ce qu’on porte en soi : Face à la diversité des histoires et des vécus, impossible de rester le même. On apprend à nuancer ses jugements, à relativiser, à puiser dans ses propres ressources pour accompagner quelqu’un dans la tourmente. On se surprend à trouver, au fond de soi, les mots ou les gestes qui apaisent et soutiennent.
6. Reconsidérer la valeur de l’essentiel : Fréquenter les zones d’ombre de l’humain donne une autre saveur aux choses simples. On prend la mesure de tout ce qui rend la vie digne et belle. Les petits bonheurs du quotidien prennent une épaisseur nouvelle. On réalise, sans fard, que ce qui compte vraiment n’a rien à voir avec l’apparence, mais tout à voir avec l’authenticité.
7. Goûter à une joie profonde en voyant l’impact concret de son action : Il arrive qu’un enfant protégé, un parent soutenu, vous adresse un merci. Oui, ça arrive plus souvent qu’on ne le croit. Ce sentiment d’avoir contribué à changer une trajectoire, d’avoir permis à quelqu’un de s’élever ou simplement de respirer un peu mieux, ne ressemble à rien d’autre. Faire pour et avec les autres, c’est une satisfaction qui dépasse largement toute quête matérielle.
Ce texte, publié initialement en 2015, s’inspire librement de « WHY GO FOR SOCIAL WORK » signé Diksha Kakkar.
Photo : Diksha Kakkar, lors de ses années à New Delhi. Son blog n’existe plus, tout comme sa présence sur twitter.

