
L’an dernier, j’ai enfin assisté à la Fête des Lumières à Lyon, ce rendez-vous qui fait vibrer la ville et draine des foules venues de toute l’Europe. Longtemps, Bordeaux me paraissait trop éloignée pour ce genre d’escapade, mais depuis Dijon, il suffisait de deux heures de train pour franchir le pas.
Dans ce billet, je vous propose un tour d’horizon complet : comprendre ce qui rend la Fête des Lumières unique, repérer les temps forts du festival, choisir les meilleurs quartiers où dormir, et découvrir ce qu’il ne faut pas manquer en ville (avec une carte interactive concoctée maison, j’avoue y avoir mis du cœur).
Voici un aperçu clair des questions abordées dans cet article :
- Histoire : Qu’est-ce que la Fête des Lumières ?
- Meilleurs jours pour profiter du festival
- Où loger à Lyon
- Quels spectacles lumineux valent vraiment le détour
- Que faire à Lyon en journée
- Où manger à Lyon
- Carte pour s’orienter pendant la Fête des Lumières
- Se déplacer facilement à Lyon
- Questions de sécurité
Histoire : Qu’est-ce que la Fête des Lumières ?
Chaque début décembre, Lyon se transforme pendant quatre jours en immense scène à ciel ouvert, attirant trois à quatre millions de visiteurs. Partout, des installations lumineuses, des projections monumentales, des animations qui métamorphosent les façades. Les habitants, eux, perpétuent la tradition en déposant des bougies sur leurs rebords de fenêtres,un geste simple, devenu signature.
À l’origine, ce rendez-vous avait une dimension religieuse. En 1643, alors que la peste frappait la ville, les autorités lyonnaises firent le vœu d’honorer la Vierge Marie chaque année si l’épidémie s’arrêtait. La ville fut épargnée, et depuis, la promesse est respectée. Il faudra pourtant attendre 1852 pour que la lumière s’impose comme symbole : ce jour-là, l’inauguration d’une statue de Marie, reportée à deux reprises pour cause de mauvais temps, finit par avoir lieu le 8 décembre, jour de l’Immaculée Conception. Les Lyonnais, spontanément, allumèrent des bougies à leurs fenêtres. Peu à peu, les commerçants rivalisèrent de créativité, avant que la ville ne reprenne la main pour orchestrer ces spectacles lumineux que l’on admire aujourd’hui.


Meilleurs jours pour aller à la Fête des Lumières
En 2019, la Fête des Lumières s’est tenue du jeudi 5 au dimanche 8 décembre. C’est toujours autour du 8 décembre, sur quatre soirées où la ville vibre intensément.
Un conseil souvent donné par les Lyonnais : privilégier le dimanche soir, moment où la plupart des visiteurs ont déjà quitté les lieux. L’ambiance y est plus sereine. Le jeudi offre aussi une respiration, tandis que le vendredi et le samedi, la foule bat son plein. Si le calendrier diffère, gardez en tête que les soirs de semaine (hors vendredi) et le dimanche permettent de profiter du festival dans une atmosphère plus détendue.
Où séjourner à Lyon
Note : Certains liens dans cette partie sont affiliés. Une réservation via ces liens peut me permettre de toucher une petite commission, sans surcoût pour vous.
Pour ma part, j’ai eu la chance d’être hébergé chez une amie rencontrée à l’improviste lors d’un vol pour Lyon,c’est aussi ça, voyager. Mais il faut le dire : pendant la Fête des Lumières, les prix des hébergements montent en flèche, et les options abordables s’envolent vite. Il arrive même d’avoir à chercher du côté des villes voisines.
Si votre budget le permet, la presqu’île reste l’emplacement rêvé. Cette bande de terre entre le Rhône et la Saône concentre l’essentiel des sites et vous plonge au cœur de l’animation.
Pour un séjour plus économique, Villeurbanne (juste à côté de Lyon) ou le quartier de la Croix-Rousse, perché sur les hauteurs, représentent de bonnes alternatives. Les tarifs y sont plus doux, mais il faut parfois pousser encore plus loin si les logements affichent complet, ce qui arrive vite avec des millions de visiteurs en ville.
Pour dénicher une chambre, Airbnb propose même des hébergements originaux comme des péniches. Booking.com reste une valeur sûre, tout comme Couchsurfing pour ceux qui souhaitent tenter l’expérience d’un hébergement gratuit chez l’habitant. La plateforme peut sembler atypique, mais avec un peu d’attention aux avis et un échange préalable avec votre hôte, les séjours peuvent être mémorables. Au-delà du lit, c’est aussi l’occasion d’échanger avec des Lyonnais curieux et passionnés. Si le sujet vous intrigue, j’ai consacré un article détaillé à Couchsurfing, avec des astuces pratiques et un retour d’expérience, histoire à l’appui.


Quels sont les meilleurs spectacles de lumière ?
On compte plus de quarante installations disséminées à travers la ville, du grand spectacle musical à la simple guirlande poétique. Certaines créations attirent des foules, d’autres réservent de belles surprises à ceux qui osent s’éloigner des circuits balisés.
Voici quelques lieux qui m’ont marqué lors de la dernière édition :
Cathédrale Saint-Jean : difficile de rivaliser avec ce must. L’affluence y est impressionnante, il faut parfois patienter en raison du contrôle des flux. Les plus belles perspectives se trouvent sur la colline en face, mais le terrain peut devenir boueux,mieux vaut prévoir des chaussures adaptées.
Rives de la Saône : ici, la magie opère avec des projections sur les immeubles de l’autre rive et la silhouette de la Basilique de Fourvière en arrière-plan. Le site peut être saturé, alors essayez de vous rapprocher pour profiter du spectacle.
Place Bellecour : la grande roue sert d’écran géant à une animation pleine de malice, entourée d’autres installations étonnantes.
Musée des Beaux-Arts : en 2018, un pianiste faisait vibrer la cour, et chaque note déclenchait ses propres jeux de lumière. Un concept aussi original que captivant.
Hôtel de Ville : le bâtiment se pare d’effets lumineux fascinants, toujours renouvelés.


Que voir pendant la journée à Lyon
Entre deux balades nocturnes, la ville offre aussi de quoi s’occuper à la lumière du jour. Pour varier les plaisirs, voici quelques suggestions incontournables :
Musée cinéma et miniature (7-10 €) : découvrez les coulisses du cinéma à travers des accessoires authentiques (Mary Poppins, Aliens, Hunger Games…). Les décors miniatures sont d’une précision folle, le tout dans un bâtiment historique du Vieux Lyon.
Basilique de Fourvière (accès libre) : perchée au sommet de la ville, elle offre un panorama à couper le souffle. On peut s’y rendre à pied (ça grimpe !) ou via le funiculaire.
Théâtre gallo-romain (extérieur gratuit) : vestige de l’Antiquité, ce grand amphithéâtre voisin de Fourvière plonge dans l’histoire. Le musée adjacent (3-7 €) rassemble de nombreux artefacts romains.
Parc de la Tête d’Or (entrée libre) : véritable poumon vert, il accueille zoo et jardin botanique. Idéal pour une pause nature.
Vieux Lyon : ruelles pavées, maisons Renaissance, restaurants traditionnels… Le quartier regorge de charme et invite à la flânerie.
La Croix-Rousse : ce quartier perché, autrefois bastion des canuts (tisseurs de soie), séduit par ses façades colorées et ses traboules secrètes. Aujourd’hui, il attire artistes et esprits créatifs.
Traboules : ces passages couverts, parfois dissimulés, permettaient jadis aux ouvriers de la soie de circuler à l’abri des intempéries. Certaines datent du IVe siècle. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ce guide dédié.
Musée des Confluences (gratuit pour les étudiants de moins de 26 ans, 5-10 € sinon) : situé dans un bâtiment futuriste, ce centre scientifique et anthropologique intrigue autant par sa forme que par son contenu. Plusieurs amis m’ont rapporté de bons échos.
La Part-Dieu : si le froid devient mordant, ce centre commercial géant vous permettra de faire une pause au chaud. On y trouve un Decathlon, pour les amateurs de sports et d’équipement malin.

Où manger à Lyon
Pendant le festival, les rues sentent bon le vin chaud et les crêpes, proposés pour quelques euros. Parfait pour grignoter tout en arpentant la ville.
Pour goûter à la cuisine lyonnaise, privilégiez le Vieux Lyon ou la rue des Marronniers, à deux pas de la place Bellecour. Les terrasses y sont animées, même l’été venu, et l’on y savoure des plats traditionnels. Attention, la cigarette reste omniprésente en terrasse !
Une adresse à retenir : la boulangerie « A la Marquise » dans le Vieux Lyon. On y trouve la fameuse brioche aux pralines roses, spécialité locale. La vitrine attire l’œil, et les pâtisseries y sont réputées pour leur gourmandise.
Pour les régimes végétariens, vegans ou flexitariens, quelques adresses incontournables :
- Le Roi Falafel : excellente cuisine libanaise servie par un patron haut en couleur. Les assiettes sont copieuses, le falafel savoureux. Situé sur la presqu’île, pour 6 à 15 €.
- Hank Burger : les burgers végans y sont bluffants, avec des sauces maison inattendues (testez la sauce à la figue). Cette enseigne, originaire de Paris, propose des menus entre 8 et 15 €.
- Yaafa : réputé pour ses pitas de falafel bon marché (6-7 €). Ce n’est pas mon coup de cœur, mais le rapport qualité-prix reste intéressant, avec plusieurs adresses en ville.
- Cigkoftem : une autre option pour les amateurs de falafel, à des prix imbattables. Attention, la sauce épicée porte bien son nom ! Rendez-vous dans le 7e arrondissement.
- Piment et Citronnelle : restaurant thaïlandais avec des options végétariennes (voire vegan). Le pad thaï y est généreux, et l’ambiance agréable. Toujours dans le 7e, pour 10 à 15 €.
Carte de Lyon et la Fête des Lumières
Comme promis, voici la carte interactive qui rassemble les quartiers, spectacles et adresses évoqués ci-dessus. Cliquez sur l’icône en haut à gauche pour naviguer parmi les catégories.
Se déplacer à Lyon
La ville se prête à la marche, et il m’est souvent arrivé de traverser Lyon à pied sans même emprunter les transports en commun. Cela dit, selon le rythme et le temps, le métro ou le tramway peuvent se révéler bien pratiques.
Le réseau TCL (Transports en Commun Lyonnais) ne s’affiche pas sur Google Maps, mais il existe des cartes interactives en ligne et une application dédiée. Pendant la Fête des Lumières, un ticket spécial « TCL en Fête » (3,10 €) permet des trajets illimités de 16h à la fin du service (en général minuit, parfois plus tôt pour le funiculaire,vérifiez les horaires). Le dernier soir du festival, le 8 décembre, les transports deviennent gratuits dès 16h.
Pour explorer Lyon en dehors du festival, des pass 24h, 48h et 72h existent (de 6 à 15,50 €), ou bien des tickets à l’unité valables 1h (1,73 €).
Sécurité
Pendant la Fête des Lumières, voitures, motos, vélos et trottinettes sont interdits dans le périmètre du festival. Des barrières et panneaux délimitent les espaces réservés aux piétons.
Des contrôles de sacs peuvent être mis en place à l’entrée des zones sécurisées, mais difficile de se rappeler leur fréquence exacte tant la sécurité est présente partout en France. Même l’accès à certaines bibliothèques impose un passage par la case fouille.
Gardez à l’esprit que ce type d’événement attire l’attention et nécessite une vigilance accrue. Sans céder à l’angoisse, il s’agit simplement de rester attentif, sans renoncer à la fête.
Sur ce, j’espère que ce billet vous aura aidé à mieux anticiper votre séjour à Lyon. Si vous avez déjà vécu la Fête des Lumières, partagez vos impressions ou vos bons plans. Pour toute question, n’hésitez pas à me contacter !
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